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Contexte économique, politique et sanitaire aux Etats-Unis : ce qui a changé

ABS Think Big (5)

Pour la première fois en dix ans, un président démocrate est soutenu par les deux chambres du Congrès, bien qu’avec de faibles majorités. Joe Biden a hérité d’un environnement politique et économique compliqué, d’autant plus que son élection survient sur fond de crise sanitaire inhérente à la Covid-19. Le président élu doit panser les blessures des Etats-Unis et remettre la plus grande économie du monde sur les rails. Les détails.

Sur le plan économique

Joe Biden s’est engagé, le 14 janvier, à allouer 1900 milliards de dollars à son plan de soutien à l’économie (American Rescue Plan). Outre la hausse du salaire fédéral de 7,25 à 15 dollars de l’heure ou encore la prolongation des allocations-chômage fédérales, ce plan comprend également des mesures en faveur des infrastructures, des transports en commun, du logement, de l’énergie propre, etc.

Le président élu vise ainsi à stimuler la compétitivité mondiale des États-Unis, lutter contre le changement climatique et dynamiser l’emploi. Face aux mauvais chiffres du chômage enregistrés en décembre 2020 à cause de la pandémie (140 000 emplois perdus), il devient, en effet, urgent d’aider les 10 millions d’Américains qui ont perdu leur emploi !

Il ne fait aucun doute que l’économie américaine a besoin de soutien, mais la taille du plan Biden fait actuellement débat parmi les économistes aux Etats-Unis. Et pour cause, ce stimulus devrait porter l’amplitude du choc budgétaire à environ 13 % du PIB. Ces investissements, qui sont certes source de croissance économique et de création d’emplois, risquent également d’alourdir la dette publique, qui est passée de 106 % à 136 % du PIB pendant la pandémie.

Sur le plan politique

La plupart des observateurs s’accordent à dire que la guerre commerciale que Trump a livré à la Chine était un désastre économique. Non seulement Trump a échoué à tirer des concessions majeures, mais la guerre commerciale a eu pour effet de ralentir la croissance économique des Etats-Unis.

Le nouveau président adoptera certainement une approche plus diplomatique à l’égard des alliés traditionnels des États-Unis dans le monde et tentera d’élargir le dialogue avec la Chine au-delà du commerce pour y inclure les règles d’investissements, la propriété intellectuelle et les droits de l’homme.

Une issue mutuellement acceptable des négociations serait une évolution bienvenue, même si elle est peu probable. En effet, Biden ne souhaite pas supprimer immédiatement les taxes douanières sur 200 milliards de volume d’importations chinoises, mais les observateurs s’attendent à ce qu’elles soient supprimées à terme.

En Europe, les Etats-Unis devraient œuvrer pour des relations commerciales plus équilibrées et plus harmonieuses avec l’UE, tout en renforçant davantage les relations traditionnelles qui les lient au Royaume-Uni. Biden a, par ailleurs, promis de renouer avec les alliés européens et d’adopter un ton plus collaboratif que celui de son prédécesseur, notamment sur le volet de la réforme de l’Organisation mondiale du commerce.

Les Etats-Unis souhaitent ainsi travailler en étroite collaboration avec l’UE afin de résoudre les désaccords bilatéraux au moyen de solutions négociées. Le fait que Biden puisse amener l’UE à coopérer sur ces questions devrait être un signal fort de sa capacité à constituer une coalition internationale.

Sur le plan sanitaire

Le 20 janvier, quelques heures à peine après avoir prêté serment en tant que 46e président des Etats-Unis, Joe Biden a signé un décret mettant fin au processus de retrait des Etats-Unis de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), lancé par Donald Trump en juillet 2020.

Le président élu, a, par la suite, émis un mémorandum exécutif, le 28 janvier 2021, qui constitue un premier pas vers l’annulation de certaines mesures prises par son prédécesseur concernant les droits liés à la santé sexuelle et reproductive. Ces dernières rendent compliqué pour les femmes de parler ouvertement à leur médecin, d’accéder à certains services médicaux et aux informations dont elles ont besoin pour prendre des décisions qui concernent leur santé.

Pendant sa campagne électorale et même lors de son discours d’investiture, Joe Biden déclarait que la santé des Américains devait être une priorité absolue. Ainsi, dans le cadre de son plan de lutte contre la pandémie de la Covid-19, le président a rendu obligatoire le port du masque et a ordonné la mise en quarantaine des personnes qui arrivent aux Etats-Unis par avion. Par ailleurs, les personnes en provenance du Brésil, du Royaume-Uni, d’Irlande ou encore d’Afrique du Sud ont été interdites d’entrer aux Etats-Unis à partir du 25 janvier 2021.

Lors d’une brève allocution, le 2 mars à la Maison Blanche, le président américain a affirmé que son pays disposerait de suffisamment de vaccins contre le Covid-19 pour tous les adultes américains « d’ici à fin mai ».

L’administration Biden qui a marqué sa rupture avec l’administration Trump sur plusieurs dossiers, s’en démarque également au sujet de l’Obamacare. Elle a ainsi plaidé, le 10 février 2020, devant la Cour suprême, pour le maintien de cette loi sur la santé qui rend obligatoire la souscription d’une assurance maladie, offrant ainsi à des millions d’Américains un meilleur accès aux soins.

Pour rappel, l’abrogation de l’Obamacare était parmi les principaux objectifs de Trump. La Cour Suprême prononcera sa décision à ce sujet en juin 2021.

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